Samedi 4 août 2018 à 21h
Palmeraie du château
SOIRÉE JAZZ - HOMMAGE À DIDIER LOCKWOOD
Manu Katché - batterie
Richard Bona - basse
Mike Stern - guitare
Niels Lan Doky - piano

En hommage au violoniste Didier Lockwood, cette soirée unique réunit 4 stars du jazz international. Amis, complices, improvisateurs de génie, ils nous feront vibrer, réinventant pour vous sans cesse un présent merveilleux. Une soirée prestigieuse et étincelante au cœur de la palmeraie du Château de La Moutte.
Tarifs :
Plein tarif : 60€
Tarif réduit : 30€
(pour les jeunes et étudiants)
  • Manu Katché
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    Formation classique, Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, à l’origine le musicien Manu Katché est promis à la noble carrière de percussionniste classique. Le « son Katché » qui fait que son coup de baguette est reconnu entre mille par les mélomanes avertis. Un coup de baguette qui va le détourner du classique pour le mener au jazz puis au pop-rock. Très vite on le retrouve, musicien de scène et de studio, aux côtés des grands Français : Goldman, Souchon, Chedid, Catherine Lara, Michel Jonasz mais il doit l’explosion de sa carrière à Peter Gabriel dans l’album « So ». Manu Katché est capable de brasser toutes les influences et de s'adapter à tous les styles. Ainsi va-t-il enregistrer pour Joni Mitchell, Sting, Dire Straits, Tears for Fears, The Christians, Robbie Robertson, Paul Young, Tracy Chapman, Youssou N’Dour, Simple Minds ainsi que Véronique Sanson, Laurent Voulzy, Stephan Eicher, Michel Petrucciani...
    Côté reconnaissance officielle, première Victoire de la Musique pour « Meilleurs arrangements » en 86, seconde Victoire en 87 au titre de « Meilleur musicien de studio » ; sacré « Best coming up drummer of the year » la même année par « Modern Drummer », il engrange sa 3ème Victoire de la Musique en 1996 pour la B.O. du film « Un Indien dans la ville ». En 96, c’est le Drum Festival de Montréal qui lui décerne un Award, puis en 2004 il est promu Chevalier des Arts et Lettres.
    Salué, récompensé, autant comme musicien exceptionnel que compositeur de talent, il ne renonce jamais pour autant à son premier amour : le jazz. En témoigne son album, "Neighbourhood" en 2005, édité chez la mythique maison de disques de Manfred Eicher : ECM Records. Le suivant, "Playground", sort chez ECM/Universal en 2007, ainsi que « Third Round », en mars 2010, et le dernier opus, intitulé "Manu Katché" en octobre 2012. Parallèlement de 2007 à 2010, Manu Katché anime sur Arte une émission "One Shot Not" tous les jeudis, ainsi que "Musicalities" sur France Inter.
    En 2012, Manu reprend les baguettes de la tournée anniversaire de « So » avec Peter Gabriel. En 2013, il sort « Roadbook », aux éditions du Cherche Midi, où il relate sa carrière internationale.En 2014, Manu Katché sort « Live in concert » sur le label ACT avec Jim Watson, Tore Brunborg et Luca Aquino, après une tournée marathon de plus de 150 concerts.Un nouvel album en quintet (avec Ellen Andrea Wang à la basse) « Unstatic » sort le 11 mars 2016 chez Anteprima Productions / Musicast.
    En 2017/2018, il explore la formule du trio avec le bassiste français, Jérôme Regard et le guitariste Patrick Manouguian. Un nouvel album de cette formation intitulé  « The Scope » sortira courant 2018.
  • Richard Bona
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    Chanteur, compositeur et instrumentiste aux multiples talents, Richard Bona nait dans l'Est du Cameroun. Il grandit au sein d'une famille où la musique est reine.
    Très tôt, Richard Bona part vivre à Douala avec son père et où il trouva immédiatement du travail comme musicien. Il se rend très vite compte qu'il était capable d'apprendre pratiquement n'importe quel instrument rien qu'en observant quelqu'un en jouer.
    En 1980, il découvre l'album éponyme de Jaco Pastorius, virtuose de la guitare basse électrique. L'interprétation de "Portrait of Tracy" bouleversa littéralement sa vie. "Avant de connaître Jaco", déclare-t-il, "je n'avais jamais songé à jouer de la basse. Ma réaction immédiate à la première écoute fut de vérifier si je ne m'étais pas trompé de vitesse sur le tourne-disques ! Je croyais que le 33 tours passait en 45 !"
    A 22 ans, il quitte l'Afrique pour Paris. Richard Bona participe régulièrement aux concerts de grands jazzmen français tels que Didier Lockwood et Marc Ducret, ainsi que de stars africaines comme Manu Dibango et Salif Keita. Parallèlement, il suit des cours dans une école de musique pour affiner son talent de compositeur et s'investit à fond dans le répertoire de grands noms du jazz : Miles Davis, Chet Baker et Ben Webster.
    Installé à New York fin 1995, Richard Bona participe à l'enregistrement de l’album "My People" de Joe Zawinul ainsi qu'à la tournée mondiale qui s'ensuivit. De retour à New York, il multiplie les engagements dans tous les clubs du centre-ville et rencontre Jake Holmes. Richard se retrouve directeur musical peu de temps après et devient leader du groupe de ce dernier pendant un an et demi.
    Son premier album, "Scenes From My Life" sorti en 1999, remporta un immense succès, alors qu'il est quasiment distribué sans publicité. En 2001, c'est la sortie de "Reverence", avec la participation de Michael Brecker et Pat Metheny. Enfin en 2003 sort "Munia, the Tale", auquel participent entre autres Salif Keita et Kenny Garrett.
    Richard est désormais demandé par les plus grands (Joe Zawinul, Pat Metheny, Larry Coryell, Michael et Randy Brecker, Steve Gadd, Mike Stern...), et participe aux derniers disques de Mario Canonge ("Rhizome", avec Roy Hargrove, Jacques Schwarz-Bart) et de George Benson ("Irreplaceale").
    En 2004, Richard décroche la Victoire du Jazz "Meilleur artiste international". Richard est sur toutes les radios. Il tourne avec Mike Stern en Guadeloupe et également avec le Jaco Pastorius Big Band au North Sea Jazz Festival.
    En 2005, on le retrouve de nouveau aux côtés de Pat Metheny dans "The Way Up", sur l'album de Lokua Kanza, "Plus Vivant".Puis, Mike Stern l'introduit auprès du mythique groupe de fusion Steps Ahead avec lequel il tourne en Europe (avec Bill Evans, Mike Mainieri, Steve Smith, Eliane Elias). Plus personnellement, c'est l'année de parution d'African Tale, un DVD sur sa vie et sa carrière, depuis son Cameroun natal jusqu'à New-York.
    En 2005 toujours, il édite un projet musical d’une nouvelle osmose entre jazz et world music : « Toto Bona Lokua » réunit le Martiniquais Gerald Toto, le Congolais Lokua Kanza, et Bona. Richard Bona élargit davantage ses horizons musicaux en accueillant pour l’album « Tiki » le Brésilien Djavan, ou l'Indienne Susheela Raman. Un album qui ouvre la musique africaine sur le monde, de l'Inde.
  • Mike Stern
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    Mike Stern est né à Boston en 1953. Bercé par B.B. King, Buddy Guy, Jimi Hendrix et autre Clapton, il débute la guitare dès l’âge de 12 ans. Adolescent, il étudiera à la Berklee College Of Music (1971) où il se met très sérieusement au jazz et parfait sa culture musicale, dévorant les discographies de Miles Davis, Coltrane ou encore Bill Evans. Niveau musique, il aura pour professeur un certain « Pat Metheny ». Mike apprend alors beaucoup en étudiant la technique des "anciens", Wes Montgomery et Jim Hall.
    1976 : Mike rejoint le groupe "Blood, Sweat And Tears". L’aventure durera deux ans, au travers de deux albums : "More Than Ever" et "Brand New Day". A cette occasion, Stern fait la rencontre de deux personnes importantes pour lui : son futur "éternel" percussionniste, Don Alias, mais aussi le bassiste Jaco Pastorius.
    Après cette parenthèse, Mike étudie la guitare avec le gourou de jazz Charlie Banacos. Tout s’accélère alors. En 1979, Mike rejoint le groupe de fusion de Billy Cobham puis Miles Davis en 1981. C’est ainsi qu’il retrouve les feux de la rampe le 27 juin 1981 au "Kix nightclub" à Boston. Ce concert donne naissance à l’album "We Want Miles". Pendant les deux ans qu’il passera auprès du Maître, il enregistrera aussi "Man With The Horn" et "Star People".
    En 1986, Stern suit David Sanborn en tournée et rejoint le groupe "Steps Ahead" où il se lie d’amitié avec le saxophoniste Michael Brecker. La même année paraît son premier album solo sur le label Atlantic : "Upside Downside" avec une belle brochette d’invités, dont Jaco Pastorius. Puis, durant deux ans, c’est au sein du quintette de Michael Brecker qu’il joue les invités. De leur collaboration naît "Don't Try This At Home".
    Stern repart ensuite en solo et enchaîne les albums : "Time In Place" (1988) et "Jigsaw" (1989). En 1989 toujours, il part en tournée avec Bob Berg, Dennis Chambers et Lincoln Goines. La collaboration se prolongera jusqu’à l’album "Odds Or Evens" (1992).
    L’album "Standards (And Other Songs)" (1993) lui apporte de bonnes critiques et une nomination de meilleur guitariste jazz de l’année par le magazine "Guitar Player".
    A la suite du succès de "Is What It Is" (1994) et "Between The Lines" (1996), il est nominé plusieurs fois aux Grammy Awards. Avec "Give And Take" (1997), Stern continue son bonhomme de chemin et revient à un jazz plus pur et swing qui lui vaudra de gagner le Prix "Orville W. Gibson" de meilleur guitariste de jazz. De mieux en mieux, "Play" est un grand moment de guitare jazz avec la présence d’invités de marque : John Scofield et Bill Frisell, les deux guitaristes préférés de Stern...
    En 15 ans de carrière, Stern fait signe d’une ouverture d’esprit qui lui permet de jongler aisément entre un style rock et un jazz pur, à l’instar d’un Jim Hall. Comme il le dit, Mike est un artiste profondément jazzman mais qui a grandi avec le blues, le rock et le funk… Considéré comme l’un des grands guitaristes de jazz des 80’s/90’s, Mike Stern a désormais acquis ses lettres de noblesse, tant auprès de ses pairs que des critiques. Une valeur sûre du jazz-rock.
  • Niels Lan Doky
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    Né à Copenhague, Niels Lan Doky est l’un des artistes de jazz les plus acclamés, prolifiques et uniques de son temps.
    Après avoir fréquenté le Berklee College of Music, il sort un premier album en 1986, Here or There. Dan Morgenstern, directeur de l’école de Jazz Rutgers-Newark’s Institute, écrit : « Rien n'est plus encourageant et satisfaisant que de rencontrer pour la première fois un jeune musicien de jazz (…) qui peut vous faire sentir que le futur de la musique est entre de bonnes mains (…) le talent de Doky a une signification réelle, chose rare dans le jazz de notre temps, une voix originale dans la grande tradition. "
    Il réalise 40 albums à son actif sur des labels de premier plan tels que Milestone, Blue Note, Verve, Columbia, et Keystone/VideoArtsMusic et collabore avec les plus grands artistes de jazz tel avec Niels-Henning Ørsted Pedersen, John Scofield, Gino Vannelli, Pat Metheny, Joe Henderson, Mike Brecker, Dave Sanborn, Ray Brown, Woody Shaw, Charlie Haden, John McLaughlin et bien d'autres..
    Ses diverses collaborations l’amène à se produire dans les domaines de la musique du monde, pop, classique et électronique, mais également pour le Pape Jean-Paul II au Vatican, l’acteur Roger Moore,et le Premier Ministre français Lionel Jospin.
    En parallèle, il fait ses débuts en tant que réalisateur avec le long métrage Entre un sourire et une larme. Ce documentaire musical raconte l'histoire de la réouverture exceptionnelle, durant deux jours, du "Montmartre", club de jazz mythique de Copenhague, fermé en 1974. Niels Lan Doky décide de ressusciter ce qui, plus qu'une salle de concert, fut un véritable moteur d'intégration pour des artistes américains tout en constituant une partie du patrimoine musical danois. Et le temps de deux concerts exceptionnels dans ce lieu, il réunit autour de lui les artistes Didier Lockwood, Johnny Griffin, Lisa Nilsson, Toots Thielemans, Mads Vinding et Albert "Tootie" Heath pour des moments de grâce.
    A travers cette carrière éclectique, il remporte de multiples récompenses internationales et le 16 Avril 2010 devient Chevalier par la Reine du Danemark.
    Après avoir vécu à Boston, New-York, Paris et Londres, Niels Lan Doky retourne vivre à Copenhague en 2013 où il produit cette même année son dernier album Scandinavian Standards avec Jonathan Bremer à la contrebasse et Niclas Bardeleben à la batterie.
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