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Notre festival


Loin des strass et des paillettes, les Nuits du Château de La Moutte à Saint-Tropez invitent à la poésie et au romantisme.

Situé au coeur d’une superbe palmeraie centenaire, le domaine de La Moutte est acquis et restauré en 1860 par Emile Ollivier, Premier des Ministres de Napoléon III et époux de Blandine Liszt, fille de Franz Liszt et soeur de Cosima Wagner. Un ravissant petit château xviiième perdu dans la presqu’île de Saint-Tropez à la pointe de La Moutte.

Dès lors, s’instaure en ce lieu une tradition musicale de prestige où les artistes et le public ont la liberté de se rencontrer.

Sous la direction générale et artistique du violoniste Jean-Philippe Audoli, le Festival s’affiche comme une rencontre des arts autour de la musique. Il accueille les plus grands artistes internationaux notamment les pianistes Nelson Freire, François-René Duchâble, Boris Berezovsky, Nikolaï Lugansky, Khatia Buniatishvili, Alexandre Tharaud, Katia et Marielle Labèque, les lauréats du Concours International Reine Elisabeth de Belgique, les chanteuses Karine Deshayes, Patricia Petibon, Delphine Haidan, le danseur de flamenco Eduardo Guerrero, la chanteuse de blues China Moses, la chanteuse de fado Cristina Branco et ses musiciens...

Chaque été, des concerts dans la cour fraîche du château dont l’acoustique est remarquable, font le régal de ses amis et de ses connaissances.

L'équipe

Cpv
Catherine Paley-Vincent
Présidente
Jean philippe audoli
Jean-Philippe Audoli
Directeur
Francoismichielsportrait
François Michiels
Délégué général
Capucine MICHAT
Directrice des opérations
Cindy CLECH
Chargée d'administration
Aurélia LONCAN
Attachée de presse
Romain RIVALAN
Régisseur Général
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L'association

Catherine PALEY-VINCENT
Présidente
Jean-Philippe AUDOLI
Directeur
François Michiels
Vice-Président trésorier
Christiane MARTROYE DE JOLY
Administratrice
François GREGOIRE
Administrateur
Anne-Laure VINCENT
Administratrice
François JERPHAGNON
Administrateur
Pierre-Louis SEVEGRAND-LIONS
Administrateur
Jacques-Henri DAVID
Président d'Honneur
Simone DUCKSTEIN
Vice-Présidente
Raymond-François LE BRIS
Vice-Présidente
Axel GANZ
Administrateur
Histoire du Château de La Moutte
Situé sur la commune de Saint-Tropez, le domaine du Château de La Moutte s’étend sur une superficie de quatre hectares, à trois cents mètres de la plage des Salins.
Cette propriété exceptionnelle, au coeur d’une superbe palmeraie centenaire, est acquise et restaurée en 1860 par Émile Ollivier, alors Premier des Ministres de Napoléon III.
Il épouse en premières noces Blandine Liszt, fille de Franz Liszt et soeur de Cosima Wagner. Dès lors, s’instaure en ce lieu une tradition musicale de prestige où les artistes et le public ont la liberté de se rencontrer.
La bibliothèque constituée de plus de 4 000 ouvrages, a été conservée en l’état. Elle reste régulièrement consultée par de nombreux étudiants et historiens.
En décembre 1998, le Conservatoire du Littoral reçoit en donation de Mme Troisier de Diaz, petite fille d’Émile Ollivier, le domaine du Château de La Moutte dont la gestion est confiée depuis février 2007, à la ville de Saint-Tropez. Le château est quant à lui classé «monument historique ».

Mémoire du Lieu

« Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui te es, il est vrai. Mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis » (François Mauriac)
Il est des lieux dont la mémoire se perpétue grâce à ceux qui les ont habités. À une époque où l’on s’interroge beaucoup sur la notion de patrimoine immatériel et de lieu de mémoire,
le Château de La Moutte offre une occasion privilégiée de se pencher sur la mémoire musicale — patrimoine des plus immatériels s’il en est — et ses « vecteurs ».
Le domaine tropézien est bien connu des festivaliers pour son parc exceptionnel, écrin privilégié des concerts estivaux.
Mais sait-on assez que le château renferme une bibliothèque, transmise de génération en génération jusqu’à Anne Troisier de Diaz, qui en fit don, avec le reste de la propriété, au Conservatoire du littoral ?
Cette bibliothèque fut l’objet de toutes les attentions d’Émile Ollivier. En 1868, alors qu’il est en train de la constituer et de l’aménager, il écrit à la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein, une fidèle amie et la compagne de son beau-père Franz Liszt, qu’il souhaite en faire un temple de l’étude et de la connaissance pour son jeune fils Daniel :
« J’ai construit une grande bibliothèque : sur la cheminée au lieu de glace, je veux mettre comme une invitation perpétuelle au travail pour le petit, l’École d’Athènes de Raphaël. Et au-dessus les deux figures de la Justice et de la Poésie prises aussi de l’immortelle Stanza. J’ai les photographies, je voudrais les gravures. Cela doit se trouver dans de bonnes conditions.
Si vous voulez faire ce cadeau au petit, en écrivant au-dessous une maxime signée de vous sur la sainteté du travail, vous m’aurez aidé à donner à mon enfant l’enseignement que je considère comme le meilleur. Il doit y avoir dans les livres de bouddhisme ou dans vos livres, quelque belle maxime contre la paresse.
Je voudrais que vous la découvriez et que vous l’inscriviez au-dessous de la divine Apothéose de mon cher Raphaël. »
« Qui studet orat » : « Qui étudie prie », propose la princesse en citant saint Clément d’Alexandrie. Qu’en est-il, en réalité, de cette devise ? Et de la présence du « cher » Raphaël, dont l’œuvre était un modèle pour Émile Ollivier ? Quelle est l’importance de Liszt, et plus généralement celle de la musique, dans cette bibliothèque ?
L’étude et la culture étaient pour Émile Ollivier des conditions absolues d’un bon homme politique, d’un artiste et plus généralement d’un homme accompli.
S’imprégner de l’atmosphère et du « génie du lieu » de cette mystérieuse bibliothèque où passèrent Liszt et Wagner,
Émile Ollivier, leurs amis et leurs descendants, raconter leur histoire et celle du château à travers les livres qui y sont conservés, les étudier et les relier à ce que nous savons des grands hommes qui les ont lus et tenus entre leurs mains, peut-être en les annotant : voilà le but de la résidence que le festival ma confiée, et que je suis heureux d’entamer.
Le Château de La Moutte est un lieu de mémoire privilégié où règne l’esprit d’une alchimie particulière, fruit de l’équilibre entre les bâtiments, leur histoire et la nature.
Les livres, témoins endormis, peuvent nous apprendre beaucoup sur ceux qui les réunirent et qui les lurent, tout en ouvrant les portes d’un lieu à redécouvrir et dont l’histoire peut être racontée à travers eux.
Nicolas Dufetel, musicologue